Résultats Transju’ 2017

Parfum olympique sur la course mythique

C’était prévisible : avec un tel plateau, la Transju’ ne pouvait pas s’achever par un triomphe en solitaire. Il y avait trop de prétendants au titre. Finalement, les sept mercenaires en quête de la clarine d’or ont joué le magot à la roulette du sprint. Robin Duvillard a dégainé le plus vite.

Les spectateurs avaient rêvé d’une telle fin de course, la Transju’ 2017 l’a fait. Robin Duvillard, l’homme qui sévit dans le Massif du Jura, a encore brillé de mille feux en se débarrassant de ses derniers compagnons d’échappée dans les ultimes mètres de ce rapide 50 km (50,5 km pour être précis). 22 centièmes ont séparé le grand vainqueur de son son prestigieux dauphin Jean-Marc Gaillard. Un demi-ski environ ! Et à voir et entendre la joie du champion, clarine autour du cou, tout laissait supposer qu’il ne feignait pas l’importance de ce succès : « Le Jura me réussit vraiment bien (ndlr : en 2017, il a remporté la Ronde des Cimes, l’Envolée nordique et ce dimanche la Transju). Je suis désolé pour tout ce que j’ai pu dire sur le Massif du Jura avec sa météo et sa pluie. La pluie, on l’a aussi chez nous (ndlr : dans le Dauphiné !). Et c’est magnifique qu’il y ait de tels événements en France. L’ambiance est énorme ici. Le ski de fond a besoin de vous ».
Voilà de quoi doper la cote de popularité de l’Isérois en Franche-Comté. Lequel embrassait la cloche, tirait la langue en guise de clownerie, faisait péter le champagne à la tête des photographes. Tout l’arsenal du mec heureux. Mais cela n’a pas été simple du tout, ne vous y trompez pas : « C’était vraiment nerveux à la fin. Presque lent. J’ai essayé de partir, mais ça revenait derrière ; à trois bornes de l’arrivée, j’ai pratiquement tout donné, mais ça n’a pas suffi et dans le dernier kilomètre, là, il ne fallait même plus réfléchir. Je voulais absolument virer à la corde pour la dernière ligne droite. J’ai résisté… ». Et voilà. Il a inscrit pour la première fois son nom au palmarès.
Au nez à la barbe d’un Jean-Marc Gaillard souriant malgré tout : « Sur le coup, ça se joue à tellement peu qu’avec une deuxième place, tu es vachement déçu ! Après, tu te dis que la forme est toujours là, que Robin était le plus fort aujourd’hui… et que j’ai une bonne excuse pour revenir à la Transju… » achevait celui qui, moins mécontent dans un deuxième temps, sera, comme Duvillard, au départ du 50 km skate des Mondiaux à Lahti. Le « bronzé » de la course, rappelait une belle histoire, celle du bronze olympique 2014 au relais avec… Gaillard et Duvillard (et Manificat).
Ivan Perrillat-Boiteux au micro : « Robin a su se placer à l’intérieur pour aborder la dernière ligne droite et choisir la bonne trace. Je ne suis pas déçu. Je sais surtout qu’il y a une semaine, j’ai dû renoncer à une longue distance parce que j’étais vraiment malade. J’ai donc bien récupéré visiblement… ».
Ce doux parfum olympique a enjolivé la Transju. Dont on a presque oublié que le flacon, modèle réduit dégageait finalement la même ivresse

La belle joie de Maria Gräfnings

La jolie Suédoise n’en finissait plus de crier sa joie, la belle cloche autour du cou, d’afficher son sourire un tantinet ravageur, mais tellement sincère. Rarement on a vu une gagnante aussi heureuse : « J’avais un peu de mal au début. Je crois que j’étais 5e féminine de la course. Mais je n’ai jamais rien lâché et j’ai réussi à me concentrer pour revenir petit à petit sur la tête. Je suis tellement heureuse (« So, so happy ! »). Maintenant, c’est clair, la Transju est ma course préférée ! ».
Aurélie Dabudyk, que l’on pronostiquait grande favorite de la course (surtout après l’abandon de Seraina Boner, victime d’un violent mal de dos), n’a donc pu aligner une troisième victoire consécutive : « Ce parcours est très, très exigeant. Maria était sans doute en pleine forme aujourd’hui. Pas moi. Ça allait mieux sur la fin après la Darbella, mais Maria avait trop d’avance sur moi. Même si je suis deuxième, je suis contente de ma performance. Et cette Transju, c’est vraiment la course mythique en France ». C’était réjouissant de voir Aurore Jean sur la 3e marche du podium. Sans doute celle qui convient le mieux à sa saison : « Je suis en phase de reconstruction et dans ce contexte, cette troisième place est encourageante. J’ai eu mal aux jambes sur la deuxième partie de la course, j’ai souffert. C’était difficile de prendre du plaisir à la fin. Heureusement, il y a ce public qui vous fait oublier en partie la douleur »

Jeannerod indiscutable N° 1 du 50 km classique

Le fondeur du CSR Pontarlier était bien trop fort pour la concurrence, ce samedi sur le 50 km de la Transju’Classic. Il s’est offert la première cloche de sa carrière et a confirmé qu’il réalise actuellement sa plus belle saison.

Avouons-le, une deuxième place aurait presque résonné comme une défaite pour le grand blond. Sur le papier, il y avait une classe d’écart avec ses rivaux, moins prestigieux que la kyrielle de vedettes qui prendront le départ de l’épreuve « skate » ce dimanche matin. Avec tout le respect qu’Alexis Jeannerod manifestait à l’égard de ses adversaires du jour après avoir passé la ligne d’arrivée. « Bien sûr que l’objectif c’était de gagner. Mais il y avait tout de même des incertitudes. Déjà, je ne suis arrivé qu’hier soir d’un gros stage avec l’équipe de France aux Saisies. Ensuite, j’ai longtemps hésité sur les skis que j’allais prendre par rapport à la neige changeante du parcours. Finalement, j’ai pris les skis de classique parce que je me suis dit que pour préparer la course des Mondiaux en classique, il fallait se mettre dans les mêmes conditions ». Il n’a pas failli le regretter, certes, mais ses lattes lui ont tout de même donné du tracas. « Au début, ça allait bien et j’ai opté pour des accélérations afin de prendre les devants. J’ai bien fait, parce qu’au bout d’un moment, je n’avançais plus beaucoup et j’ai dû me résigner à tout finir en poussée. Je me suis retourné pas mal de fois pour voir où étaient les autres. Je n’avais pas d’infos sur les écarts et en fait je ne savais pas que j’avais autant d’avance. Du coup, je me suis fait un peu mal pour assurer le coup. J’ai pris du plaisir aussi. On prend parfois du plaisir à se faire mal », soulignait, sourire au coin des lèvres, le Pontissalien qui effectuera encore un voyage en Estonie la semaine prochaine pour une Coupe du Monde en classique avant de prendre la direction des Mondiaux finlandais « pour la découverte d’un grand championnat ».
Et d’ajouter, heureux : « J’avais à coeur de la gagner cette course. C’est vrai que cette saison, pour le moment, j’ai réussi à atteindre tous les objectifs que je me suis fixés ». C’est tellement agréable quand on a passé tant de temps à se poser des questions… Le résumé de la course ? Facile ! Une accélération avant le CNSN a fait le ménage. Les chasseurs n’ont plus jamais revu le « grizzly Alex ».
Chez les dames, la Savoyarde Marie Kromer était seule au monde.
Et sur le 25 km, il y aura une ligne de plus inscrite par un Tchèque, Martin Svarc en l’occurrence, qui a devancé un gamin de 18 ans, Thomas Joly… Encore un Pontissalien !

Les résultats complets → par ici

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Merci France 3 Franche-Comté et notre chrono MSO pour ce fabuleux service !

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